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Cameroun-ELITE ONE : Franck Happi dit sa part de vérité sur l’affaire de transfert relais

Franck Happi Pca Union de Douala.



La cabale orchestrée par certains individus véreux dans le seul but d’affaiblir et de destituer le président du conseil d’administration de l’Union sportive de Douala était trop grave pour le laisser de marbre. Franck Happi a mis l’église au centre du village ce vendredi lors d’un point de presse qu’il a donné à l’hôtel Djeuga de Yaoundé.
C’était l’occasion pour le patron des Nassara Gamakai de restituer toutes les vérités dont celles relatives au simulacre de transferts-relais au cœur desquels on retrouve notamment Landry Manga Abessolo que l’USD a enrôlé après un retour catastrophique du Portugal où le jeune footballeur a souffert le martyr dans une maison de retraite. La faute au manager de l’école de football des Brasseries du Cameroun, Jean Flaubert Nono qui a floué le jeunot. Pour mieux comprendre cette supercherie, il fallait aller à la source ce vendredi à l’hôtel Djeuga. “L’année dernière, mon ami et frère Maxime Nana qui avait décidé de ne plus jamais travailler avec l’Union sportive de Douala après avoir été déçu par Faustin Domkeu, accepte de collaborer avec moi. Il me dit “je vais vous tester, je vais vous donner mes meilleurs éléments, j’ai les meilleurs éléments du Cameroun”. Il me l’a toujours dit à l’époque. Honnêtement, je ne le croyais pas. Il me dit “si je mets 12 gamins dans une équipe, elle est championne du Cameroun”. Honnêtement, je croyais qu’il racontait les histoires. Je le dis aujourd’hui et c’est la première fois qu’il va entendre ça. “Il me dit donc qu’il va me tester et que si ça se passe bien, on va continuer.” C’est comme ça que cette année, Assana Nah dont il est l’agent nous rejoint. Union n’aurait jamais pu recruter Assana Nah. C’est la réalité. Union n’a pas les moyens de recruter Assana Nah. Assana Nah c’est comme Messi pour Coton sport de Garoua : formé au club, 9 ans dans le club. Il est arrivé à l’Union, vous n’avez pas compris comment. Il est venu à l’Union à zéro franc. Je dis zéro. Assana Nah n’est pas pris en charge par l’Union. Il faut que je vous dise les choses. Union de Douala n’a rien à donner à Assana en dehors des primes d’entraînements et des primes de matchs. Il est pris en charge par son manager. Maxime nous fait venir aussi Beboum Jérémie, un excellent milieu de terrain. Il nous fait venir Aboubakari, le seul local en équipe nationale. Aboubakari n’avait jamais joué en première division. Il arrive et crève l’écran. Il nous enfin Abessolo. Ces joueurs arrivent à l’Union, certains pour un an de prêt, d’autres pour un an de contrat. Dites-moi, à la fin de la saison, qu’est ce qui doit se passer ? Ils repartent dans leurs clubs. C’est tellement basique. Vous savez ce qu’on a déjà gagné sur le passeport de ces joueurs. Nous avons gagné un an. Et comme c’est Maxime Nana, ce n’est pas Jorge Mendes, c’est Maxime Nana. C’est-à-dire que vous êtes sûrs qu’ils vont sortir. Je suis en train de mettre de l’argent en banque pour l’Union sportive de Douala pendant toute la carrière de ces jeunes. Voilà la première aide. Ce que je vous explique est tellement simple parce que dans le passeport de ces 4 joueurs, il y a dorénavant le nom de l’Union sportive de Douala. Lorsqu’ils vont être transférés et ils seront transférés sans doute parce que leur manager est celui qui transfère le plus grand nombre de joueurs au Cameroun, Union de Douala aura une indemnité chaque fois. Ce que d’autres ne font pas comme l’école de Ndokotti qui lorsqu’elle a les meilleurs éléments, les garde pour elle et les fait sortir. Elle aurait pu les mettre dans les clubs de première division mais parce qu’elle ne veut pas partager les indemnités de formation, elle ne le fait pas. C’est ça la vérité. Donc ces gars arrivent à la fin de leur contrat ou de leur prêt à l’Union, ils doivent automatiquement rentrer dans leurs clubs. On dit que Franck Happi est en train de brader les joueurs. Montrez-moi le transfert-relais dans l’opération que je viens de vous expliquer. Les jeunes viennent d’Azif et du vivier de Maxime Nana. Je dis bien qu’il s’agit d’une aide. Et je peux vous dire que les 19 autres clubs de première division peuvent dormir devant la chambre de Maxime Nana s’il est à l’hôtel ici pour qu’il travaille avec eux dans ces conditions là. Moi, je le remercie. Il est un petit Dieu pour nous puisque c’est le seul agent au Cameroun qui peut sortir les joueurs à 200 000 voire 300 000 euros et plus. Il m’a dit “qu’avec tout le désordre que vous êtes en train de faire là, je ne vais plus vous aider. La première fois avec Faustin Domkeu, c’était le désordre, la deuxième fois, c’est le désordre. Je vais vous laisser tomber. Je ne peux plus travailler avec des gens comme vous. Vous êtes ingrats.” Je suis en train de le supplier. Et vous savez que c’est un monsieur qui est très radical. J’espère pouvoir y arriver. J’espère qu’il reviendra à de meilleurs sentiments. Imaginez s’il nous donne dix joueurs, quinze joueurs… ça fait quinze joueurs qui ont dans leurs passeports Union de Douala. Tu es sûr que les indemnités vont toujours tomber chaque fois en attendant que nous ayons un joueur qui puisse transférer directement. Et s’il vous plait, tout le conseil d’administration de l’Union sportive de Douala est au courant. L’impression qu’on a donnée c’est que Union a ses meilleurs joueurs et veut les faire passer par le couloir de Maxime Nana. C’est faux !” A longuement expliqué le PCA de l’USD avant de se pencher particulièrement sur le cas de Landry Manga Abessolo.
“Pour le cas Landry Abessolo, c’est un garçon qui sort également du vivier de Maxime Nana. Il est parti du Cameroun avec un contrat pro. C’est ça qui lui a permis d’obtenir un visa. Sauf que quand il arrive au Portugal, il se retrouve amateur. Voilà le premier faux et ce n’est pas l’Union qui le fait. On le découvre au moment où on demande le CIT du joueur. Le club nous dit qu’il n’a pas besoin de libérer le joueur puisqu’il n’a pas de contrat. Le petit avant d’arriver ici vivait dans une maison de grabataires au Portugal. J’ai les vidéos. Un enfant de 17 ans qui vit avec les papas de 70 ans qui marchent avec les caleçons. J’ai les vidéos où il pleurait. Voici le message que le petit avait envoyé. “Bonjour mon père. Je suis ici avec les adultes. Tu ne peux même pas passer au couloir avec des sous-vêtements accrochés partout.” Il n’arrivait pas à payer le métro, il volait le métro pour aller aux séances d’entraînements. C’est comme ça que le petit pleure et Maxime Nana le contacte et fait venir le petit au Cameroun. Il rebondit à l’Union de Douala. Peut-être que c’est ça qui fait fâche Jean Flaubert. Ce n’est pas mon problème si son business a foiré ! Qu’est ce que moi j’ai à voir là dedans ? Nous avons accueilli le petit. Au premier match, il était tout feu tout flamme mais il s’est blessé. Après, il a essayé de reprendre. Maintenant, on cherche à me salir en disant que Union fait des transferts relais. C’est là bas chez lui à Ndokotti qu’il y a les problèmes. Et si les décideurs de l’école de Ndokotti font leur travail, c’est là-bas qu’ils verront le problème. Vous ne faites pas votre travail. Excusez-moi, ce n’était pas le but de ce point de presse. Je suis pas venu ici pour parler du gros lard. Posez-vous la question. Comment il fait pour avoir un agent béninois ? Où est le vrai relais ? Il n’y a pas d’agents au Cameroun pour que vous preniez un béninois ? C’est une évasion de fonds et de capitaux. Avec tout ce que les Brasseries font sortir comme joueur, si c’était un agent local, est-ce qu’il n’y aurait pas une redistribution ici chez nous au Cameroun ? Je n’avais pas prévu de parler de ça mais je suis obligé parce qu’il m’a touché. Envoyer son communicateur venir faire ce qu’il a fait là en piégeant le vieux, en le mettant en difficulté comme ça là. Parce qu’on est venu dire au vieux que “est-ce que tu sais que Franck Happi est en train de transférer les joueurs ? Le vieux est devenu fou ! Il a même parlé de trahison. Qu’est-ce que moi j’ai fait ? Où est le problème ? Voilà donc l’affaire que vous entendez, votre transfert relais là. Expliquez-moi ! Où est le relais au sein de l’Union ?” Voilà qui met à nu ces basses manœuvres.

Par Franck Berlio

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