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Drame de Kumba: Les internationaux camerounais expriment leur indignation

Anciens et lions indomptables en activité, ils sont nombreux qui ont choisi la tribune de radio Équinoxe pour exprimer leur indignation au sujet des tueries qui se sont déroulées samedi dernier dans la ville de Kumba région du Sud-ouest. Voici leur réaction.

Michael Ngadeu.

Michael Ngadeu Ngadjui: C’est avec le coeur plein de tristesse et une amertume que je tiens à présenter mes très sincères condoléances aux familles durement éprouvées qui ont perdues leurs enfants suite au massacre survenu le 24 octobre 2020 à Kumba. Mes larmes et mes prières les accompagnent. Il est temps pour notre pays que cette guerre cesse. Il est temps nous nous asseyons et pensions Cameroun. Il est temps que nous construisons notre pays, un pays prospère, un pays avec l’avenir pour nous, pour nos enfants. Alors s’il vous plaît mettons fin à cette sale guerre qui ne cesse de causer des malheurs à plein de familles.

Bernard Tchoutang.

Bernard Tchoutang: chers frères et sœurs camerounais, frères d’Afrique en général parceque ce que vit l’Afrique en ce moment est un peu particulier et ce que le Cameroun vit est vraiment spécial. Je me suis juré de dire que je vais faire cette vidéo essayer de ne pas couler les larmes parceque je suis quelqu’un qui est très sensible. Six enfants partis de la manière la plus atroce. Six qui sont partis et sept qui sont dans une situation très grave. Ôter la vie à un être humain déjà c’est quelque chose de compliqué, c’est difficile. Mais oter la vie à un enfant, à des enfants, je me pose la question de savoir si quelque chose qui peut être compréhensible et cette manière là.

Vous savez avant il y a eu notre sœur Florence Ayafor qui a été tuée d’une manière dont les mots me dépassent. Il y a eu Ngarbuh. Camerounais indignez-vous mes frères. Indignons nous! Est-ce que c’est normal aujourd’hui que je vois ce qui se passe à Kumba ? Je me dis l’indignation n’a plus sa place parcequ’on n’a franchi le rubicon. L’heure n’est plus à l’indignation, l’indignation ça ne sert plus à rien. J’ai juste envie de me baisser devant la tristesse des parents pour dire à quel point je suis meurtri je pense comme beaucoup de camerounais. Je leurs souhaite tout le bonheur du monde dans le malheur. Parceque vous savez j’ai toujours dit même dans le malheur, il y a un petit moment où si on regarde bien on va trouver l’espoir. Là je souhaite à ces parents du bonheur dans de l’espoir. Merci beaucoup.

Nchout Njoya Adjara.

Nchout Njoya Adjara: Mes chers parents, mes frères et sœurs j’ai passé les pires nuits de ma vie depuis les tristes événement survenus à Kumba. Mon cœur saigne. Je ne cesse de pleurer. Je ne cesse de me poser cette question. Pourquoi ôter la vie à son prochain en cas de désaccord? On peut s’asseoir. On peut en parler. Nous sommes frères et sœurs. Pourquoi ôter la vie aux enfants qui n’ont rien fait qu’aller à l’école pour construire notre beau pays.

Mes frères nous avons franchi la ligne rouge. Arrêtons tous. Asseyons nous et resolvons cette incompréhension. Entre membres d’une même famille il n’y a pas de problèmes mais il y a des incompréhensions. Que la paix revienne dans notre cher et beau pays le Cameroun.

Propos décryptés par Rodrigue Djengoue.

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