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Cameroun-Douala: Joseph Lamona “La cuisine africaine doit avoir son identité”

Dans l’optique de présenter son agenda annuel basé sur le développement de la gastronomie africaine et la connaissance de la cuisine ancestrale camerounaise, l’ association Africa Gastronomique a organisé mercredi dernier une conférence à l’hôtel Lewat sis à Bessengue dans la capitale économique Camerounaise. Au terme de cette conférence à laquelle étaient conviés les hommes et femmes de media, Joseph Lamona le président fondateur de l’association Africa Gastronomique s’est exprimé sur les objectifs de cette conférence. Interview.

Joseph Lamona.

C’est quoi le concept Africa Gastronomique ?

Ok merci beaucoup. Africa Gastronomique est une organisation alimentaire où vous avez l’opportunité de trouver les recettes africaines. Notre vision c’est de remettre la gastronomie africaine au niveau du standard international. Nous voulons faire découvrir au monde entier l’histoire de nos plats ancestraux jamais raconté jusqu’à nos jours.

Le déroulement de la conférence.

Quels sont à ce jour les réalisations de l’association Africa Gastronomique ?

Merci beaucoup pour cette question, une fois de plus nous avons déjà réalisé beaucoup d’événements tels que le forum international qui s’est tenue à Dakar en décembre 2019 sur la place de souvenir qui était plus grand événement d’Africa Gastronomie avec pratiquement cinq mille personnes mobilisées, dix huit pays déployés pour ce grand événement qui a fait mettre au grand jour là cuisine sénégalaise. Et les gens ont eu l’occasion de découvrir non seulement de découvrir la cuisine sénégalaise, mais aussi la cuisine camerounaise et beaucoup d’autres pays qui étaient présents à cet événement. Nous avons organisé aussi Fashion cuisine qui est un évènement pour mettre en valeur le Made In Cameroon. C’était en juin passé ici même à Douala. Nous avons fait découvrir au monde entier les vraies recettes de la cuisine ancestrale tels que les salades à base d’igname, à base d’okok et bien d’autres choses.

Les partenaires.

Quelle était le but de la rencontre d’aujourd’hui ?

Alors la rencontre d’aujourd’hui était une rencontre majeure pour pouvoir présenter le calendrier annuel des activités d’Africa Gastronomie et signer le partenariat. Parceque il s’agit d’abord de créer le réseau des partenaires d’Africa Gastronomie qui vont venir donc développer le Made In Cameroon. Parce nous voulons revaloriser les produits agroalimentaires et agro-pastorales dans le concept Africa Gastronomie. Nous voulons déboucher sur la foire gastronomique. Nous pensons que allons nous organiser pour y arriver à cette foire que nous pensons organiser à décembre prochain. Nous serons à Douala probablement… Nous sommes encore en pourparlers pour une date exacte. Nous reviendrons vers vous au moment opportun.

Combien de partenariats avez-vous signé aujourd’hui ?

Oui nous avons signé en faite aujourd’hui vingt cinq partenariats. Avec des gens basés partout au Cameroun. Nous avons eu deux partenaires du nord, nous avons eu le partenaire de Bafoussam, nous avons eu des partenaires venant de Yaoundé, des partenaires venant de Buea aussi et nous avons eu des partenaires de Douala on n’en parlera plus. Donc voilà autant de partenariats qui ne sont pas seulement des entreprises, il y a des associations, il y a les ONG qui font partie du partenariat qui ont été signés aujourd’hui. Tous ont la même vision, celui de développer la développer la gastronomie africaine.

Ces vingt cinq partenariats que vous avez signés aujourd’hui portent à combien le nombre total de partenariats enregistré ?

Ok dans l’ensemble du projet Africa Gastronomie nous sommes à soixante trois partenariats dans tout le projet Africa Gastronomie africaine. Parce que nous sommes à nous sommes à vingt trois partenariats pour le cas du Sénégal, nous sommes à cinq pour le cas du Bénin et le Togo aussi qui est en grande ligne avec la Côte d’Ivoire. Nous travaillons avec beaucoup d’autres pays, il faut que je note ici aujourd’hui que le projet est dans vingt cinq pays et puis l’association est déjà légalisée dans huit pays africains. Donc le dernier pays il y a de cela trois semaines c’était le Togo. Nous avons eu l’autorisation du gouvernement togolais dont je salue ici l’occasion qu’il n’a donné de faire reconnaître cette association au Togo.

Quelles sont les attentes et projets d’Africa Gastronomique ?

Nos attentes sont nombreuses. La première attente c’est de voir les africains prendre sur eux la responsabilité de dire nous allons consommer nos produits. Nous sommes prêts à venir le développer sur le plan économique, avec nos produits. Nous sommes prêts à accompagner cette organisation. Avec des grands actions , de participer dans nos forums ou bien de nous donner l’opportunité de pouvoir organiser des ateliers de formation ou bien des ateliers de sensibilisation. Nous attendons aussi le gouvernement pour nous assister et nous donner un appuie. Parce c’est aussi une occasion pour demander au gouvernement… Aujourd’hui nous sommes déjà reconnus par quelques ministères tels que le ministère du tourisme, nous avons des grands programmes que nous avons déposé à leur niveau pour pouvoir organiser réellement des grandes activités pour le cadre du Cameroun.

Est-ce que vous rencontrez des difficultés dans votre activité ?

Bien sûr, bien évidemment. La plus grande difficulté aujourd’hui c’est le dilemme que les entrepreneurs ou bien les startups n’arrivent pas à encore à comprendre l’importance de pouvoir impliquer les cuisiniers dans le développement de leurs produits. C’est ça la plus grande difficulté. Maintenant l’autre difficulté majeure c’est que la population n’est pas assez pour comprendre que quand on parle d’une, d’un atelier de travail. Si vous connaissez aujourd’hui comment utiliser un produit tel que la farine de manioc ou de maïs pour faire autre chose, ce que serez plus grand. Alors on n’a d’autres difficultés sur le plan financier, je ne parlerais pas du plan administratif. Mais sur le plan logistique ou bien des ressources humaines, nous n’avons pas assez de difficultés parce que les chefs prêts, sont mobilisés pour pouvoir défendre ce produit là.

Photo de famille à la fin de la conférence.

On constate aujourd’hui que dans la plupart des restaurants camerounais c’est la cuisine européenne qui est à la mode. Que comptez vous faire pour inverser la tendance dans un futur proche ?

Notre tendance aujourd’hui c’est de démontrer aux gens parce que la cuisine camerounaise n’arrive pas à évoluer parce qu’on est resté encore à l’étape archaïque. Elle n’évolue pas. Je prends tout cet exemple pour vous dire que tous les services que nous proposons c’est de transformer la gastronomie africaine qui doit se retrouver sur scène internationale. Donc nous voulons travailler avec tous les restaurants que ce soit dans le domaine de la formation, que ce soit les présenter les menus avec des produits locaux cent pour cent camerounais et avec l’outil parce que la cuisine africaine doit avoir son identité. Et tant qu’elle n’a pas incarnée son identité, elle ne pourra pas retrouver sa place noble sur la scène internationale. Merci.

Propos recueillis par Rodrigue Djengoue.

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