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CAN2021: Hermine Mayi jette un regard critique sur l’hymne et la mascotte

Au cours de l’émission dominical Sport Time diffusée sur les ondes de radio Équinoxe, l’ancienne footbaleuse et analyste sportif Hermine Mayi s’est abondamment exprimé sur les limites de la mascotte et de l’hymne de la CAN avenir au Cameroun dévoilés la veille au cours d’une cérémonie de présentation télévisée qui s’est déroulée au palais polyvalent des sports de Yaoundé. Voici quelques extraits de sa pertinente analyse.

Au sujet de la cérémonie du choix de l’hymne et de la mascotte de la CAN.

Je vous demandais tout à l’heure en off est-ce que vous avez souvenance de l’hymne du CHAN généralement certaines choses passent pour être inaperçues. Vous avez vu tout ce que l’on a déporté hein comme parterre du côté du palais polyvalent des sports hier justement on n’a mis les petits plats dans les grands, on n’a vu des lions, des anciens surtout ceux de 90 ça m’a laissé un arrière goût comme ça dans la gorge parce que je me suis posé mille et une question, tout ce parterre de personnalité du côté des palais des sports hier invité pour l’événement en ce qui concerne justement cet hymne et même la mascotte. Mais après vous verrez que généralement on va vous dire qu’il une certaine objectivité que non.

Il y avait vingt critères. Le président a bien fait de le rappeler. Mais ce qu’il ne dise pas c’est que le vote du public devait compter. Mais on n’en arrive pas à dire au public de voter et qu’à la fin on fait fie de leur vote.

Aujourd’hui il y a une traçabilité qui peut se faire de manière évidente quand il s’agit de ses choses. Et au delà de la traçabilité du vote, il y a l’audition et il y a ce qui saute aux oreilles. C’est-à-dire quand on parle quand même de CAN aujourd’hui au Cameroun, il faudrait proposer aux uns et autres quelque chose d’assez mature, quelque chose de digest. Quelque chose qui soit le reflet de la compétition que l’on voudrait accueillir.

Au sujet de la mascotte.

TARA la mascotte du CHAN 2020.
LILI la mascotte de la CAN féminine 2016.

Nous sommes tenus au nom de la mascotte qui pour moi aujourd’hui reflète on l’a dit… Vous savez aujourd’hui c’est identitaire disons le comme sa d’une certaine manière à la culture camerounaise. Mais ça c’est le nom de la mascotte. La mascotte en elle même. Vous avez parlé tout à l’heure de LILI, vous avez parlé de TARA, vous parlez hein aujourd’hui de MOLA. Il ne faut pas avoir les yeux des grandes personnes pour rendre compte qu’il y a une sorte de similitudes entre toutes ces trois mascottes aujourd’hui. On dirait même que TARA c’est pratiquement une copie, une copie peut être réajusté ou alors pâle de TARA.

Felix Fokoua auteur de la mascotte MOLA.

TARA a été plébiscité, elle a été accueillie avec beaucoup de joie par les camerounais. Vous savez quand même que lorsque le premier TARA était apparu, on s’était offusqué, il y avait beaucoup de protestation. Le comité d’organisation a dû revoir sa copie. Et lorsque qu’on nous produit TARA alors là on n’a dit c’est quelque chose de digeste et on n’a accepté. Aujourd’hui on n’a presque cette copie. On s’est rendu compte que c’était pratiquement une copie et on n’était arrivé au point où on se demandait quelle est la différence aujourd’hui qui puisse exister entre TARA et MOLA et on nous a dit que la différence c’était l’étoile. (Rire)…

Vous comprenez qu’il n’y a pas véritablement une grosse différence entre toutes ces trois mascottes. Déjà parce qu’il faut le dire… Déjà on ne sait pas pourquoi l’on n’a fait une focalisation obligatoire sur le symbole des lions indomptables qui est un lion. Parce qu’on se rappelle LILI c’est une lionne, TARA un lion, MOLA un autre lion…

C’est pour cela que j’ai dit qu’il aurait fallu qu’on nous donne une autre dimension que l’on nous proposa peut être autre chose. Parce que là on n’est pratiquement dans du… Je ne sais pas. Ce sont les mêmes choses. C’est ça le problème !

On parle de mascotte ne parle pas de symbole c’est ça le problème. On parle d’une mascotte, on ne parle pas de symbole. Aujourd’hui c’est digeste parce qu’il y a eu cette version améliorée de TARA que l’on revoit aujourd’hui dans MOLA. Mais on veut se dire quand même que nous savons que nous sommes des lions indomptables. Proposez quelque chose d’autre.

Au sujet de l’hymne de la CAN.

Aujourd’hui on n’est disons le comme ça d’une certaine manière face aux faits. Il y a eu que on n’a ouvert à un moment donné cette compétition pour dire publique voilà vous avez également votre mot à dire, mais ils ont été noyés à la fin parce que bon qui de droit qu’il y avait un certain nombre de critères, on n’a choisi du côté des membres du jury le collectif Africa smile pour ce titre fou de foot, qui pour moi ne reflète pas véritablement le l’ampleur de la compétition. Le coach a dit quelque chose tout à l’heure lorsque vous suiviez l’hymne de 90 ça vous pénétrait jusqu’au aujoud’hui vous vous sentiez comme un devoir de quitter ce que vous avez à faire pour aller directement chercher où est-ce que l’hymne raisonne. C’est de ça qu’il s’agit c’est à dire ce caractère, ce pouvoir qu’à la musique. Je ne sais pas si les gens se disent que on dit mascotte et hymne lors d’une compétition peut être seulement pour plaire ou alors pour budgétiser les choses et permettre aux uns et aux autres d’avoir leur petite commission et ainsi de suite. Non! Il faudrait que l’on sorte de ce genre de choses. Quand on parle de l’hymne d’une CAN au Cameroun vous n’avez pas besoin d’écouter ça deux fois. Je dis elle vous marque! Là vous êtes perdu. J’espère qu’au niveau de la CAF on va entériner et que l’on rentrera en studio pour améliorer et corriger ces différents manquements observés parce justement je vous assure ça ne reflète pas. Être fou de foot… On n’a pas besoin de le dire nous savons que c’est un rassemblement de tous les footeux, de ceux qui aiment le foot, ceux qui ont donné leur vie, leur passion, tout ce qu’ils ont pratiquement pour le foot. On n’a plus besoin de rappeler ça. Ils ont aujourd’hui besoin de quelque chose qui leur donne cette motivation. Imaginez un match des lions. On n’a dit tout à l’heure quand je suivais le professeur Tabi, il a dit : Nous porter vers la victoire finale. Mais imaginez les gars aux vestiaires avec cette chanson vous même. Imaginez un seul instant les gars entrain de se mettre dans la peau d’une équipe qui va jouer une finale et vous mettez cette chanson. Honnêtement je crois qu’on va essayer d’améliorer.

Vous savez quand on dit O Cameroun berceau de nos ancêtres, c’est ce qui traduit justement l’état d’esprit de toute une nation. L’hymne doit être le reflet de ce que sera la compétition.

Je n’ai pas besoin de vous dire comment ça se passe souvent là-bas. Vous savez comment ça se passe généralement avec ces disignations. Vous vous l’avez dit tout à l’heure quand vous parlez du courroux de Seba. Justement il faut interpréter un certain nombre de choses. Certes il faut faire la place aux jeunes. Mais il ne faut pas faire de la place aux jeunes parce qu’il faut justement mettre la jeunesse. Mais il faut se rassurer de ce que cette jeunesse a de la compétence. C’est de ça qu’il s’agit. Parce que à la fin on veut quelque chose de potable, de digeste, quelque chose qui puisse transporter, transcender qui puisse être à l’image de la compétition qu’accueille le Cameroun et à l’image du Cameroun. Aujourd’hui vous avez traduit en disant que le Cameroun est bilingue. Vous oubliez que nous sommes un pays multiculturel. On n’a des nations qui viendront dans cette compétition qui ne sont ni francophones, ni anglophones. Est-ce que vous avez pensé à cette dimension ? Au moins essayer d’une certaine manière de diversifier en rentrant avec qui est propre à nous, notre culture. Oui cette originalité c’est ce que l’on recherche souvent. (…)

Donc on attend hein… Nous on attend qu’à ce moment il y ait des réajustements parce qu’il s’agit quand même de l’hymne d’une compétition comme la CAN. On doit revoir dans les rythmes, les variations, on doit revoir ça. Je vous assure.

Parlant du vote du public.

Les critères qui sont aujourd’hui évalués par les membres du Jury sont les critères qui viennent de la CAF, pour dire qu’on devrait retrouver si, on devrait retrouver ça pour à la fin… Le public vote à base des critères. Et même ceux qui composent, ils composent cet hymne sur la base de tout ces critères et je vous assure que si on n’interpelle le public à la fin c’est parce que justement on n’a besoin de cet oreille lambda pour pouvoir justement faire une nuance. Le tout de ces différents critères que l’on énumère, c’est pour donner ou alors c’est pour renvoyer au public pour que le public vous dise qui de ces différentes personnes rentrent le plus dans le registre que vous voulez avoir aujourd’hui en fonction de vos critères. Le public ne sait pas ce qui se passe, ce qu’on met dans le panier. Lui ce qu’il a c’est l’audition. C’est tout. Quand on interpelle le vote du public on lui donne pas les critères parce que en ce moment son seul critère c’est son audition. C’est de ça qu’il s’agit. (…) Le coach Mongo vous l’a bien dit cent personnes ne peuvent pas se tromper. On n’aurait au moins fait quelque chose avoir au moins les trois hymnes finalistes et vous verrez que mes auditeurs qui vont appeler tout à l’heure vont vous donner les contradictions. Parce que c’est ce qui s’est passé hier (samedi dernier Ndlr) au niveau du palais des sports c’est que ce l’on n’a écouté et qui semblait bien pour le public n’est ce qui a été retenu. Et généralement c’est ça qui fait problème. Mais nous ne sommes pas les membres du jury pour savoir qu’est-ce qui motivé ou pas leur choix. C’est pour cela que aujourd’hui une fois de plus on n’est obligé de faire avec ce qu’il nous ont donné en leur disant que il faut quelque chose de plus potable, de plus digeste. Pour une compétition d’envergure comme la CAN au Cameroun. (…)

Est-ce que vous vous rappelez de l’hymne du CHAN ? Voilà vous comprenez que si vous ne voulez rappelez pas de celle du CHAN qui est récemment passé. Parce que malheureusement chez nous on fait des choses avec beaucoup de légèreté. On se dit bon voilà il faut une mascotte. On va leur présenter un truc et il faut aussi l’hymne. Voilà on va essayer hein de rabibocher quelque chose là avec les nôtres très souvent et on va présenter comme ça quit à ce que ça plaise ou que ça ne plaise pas. Si ça passe, ça passe et ainsi de suite. Il faudrait quand même quelque chose qui marque, qui marque les esprits. Et ça c’est la première impression que l’on a. Vous rappelez quand même de TARA a l’époque que l’on trouvait très moche avec des fils, des noeuds de  »bobolo » où l’on vous disais que cela traduit le bâton de manioc qui est un met de chez nous et ainsi de suite. On le disait mais non! L’art, l’art c’est le beau. Ça veut dire aujourd’hui lorsque vous présentez la mascotte d’une compétition à quelqu’un il faudrait que la personne ait envie d’aller vers cette mascotte, de prendre des photos avec, d’exposer ou alors de s’exposer avec cette mascotte. Vous ne pouvez pas prendre une mascotte qui fait pratiquement peur. Et au vu de ses différentes observations on n’était rentré justement réajuster à l’époque TARA pour proposer quelque chose de plus beau et de plus digeste. Et c’est pareil pour l’hymne. Ça veut dire qu’il faut quelque chose qui soit attrayante, que l’on puisse savourer, que l’on puisse déguster. C’est-à-dire une finesse à l’écoute. Moi je ne se sais pas si on n’a le même le soucis ou la même sensation et c’est ça qui me dérange un peu sur cet hymne. Et c’est pour que j’ai pu vous dire que j’espère que l’on va réajuster. Parce qu’il Il y a beaucoup de choses qui manquent. Pour une compétition même comme la CAN qui arrive, il n’y a pas de mouvement, il n’y a pas de rythme dans une chanson, ça craint quand même. Donc j’espère que uns les autres qui ont pensés que le collectif Africa Smile avait fait du beau job vont essayer d’une certaine manière de rentrer en studio et de réajuster pour pouvoir nous produire quelque chose d’un plus attrayant.

Au sujet des points positifs de la mascotte.

La mascotte MOLA.

Aujourd’hui je pense que MOLA est beau, il est l’expression vous l’avez dit on n’est resté calqué sur le modèle lion et il est l’expression de ce que représente justement les lions indomptables. Il arbore les couleurs des lions, beaucoup plus le drapeau du Cameroun avec cette étoile justement qui est particulier sur son front. Donc je pense que c’est une mascotte aujourd’hui qui se avoir les attributs du Cameroun qui représente le vert rouge jaune national et sa beauté n’est pas à contredire ici. C’est un très beau MOLA que l’on n’a et vous savez généralement quand on dit MOLA dans le jargon camerounais, Ça traduit de l’affection et de l’amitié, la sympathie que l’on peut avoir pour notre vis à vis. Donc ce sera certainement avec beaucoup de plaisir que nous rencontrerons MOLA dans les différents gradins et stades de foot pour la CAN avenir. Donc je crois que sur ceux on n’a pas grande chose à redire. C’est parfaitement et totalement l’expression de ce que devrait représenter une mascotte. Moi je vous ai dit mon seul bémol aurait été que l’on sorte un peu de cette dimension qui voudrait que justement la mascotte soit tout le temps un lion. On peut passer à autre chose. Justement on peut concevoir autre chose mais on n’a pas passé à ça. Donc on n’est resté calqué sur ce modèle. Donc on va tout simplement dire que on n’a quand même au moins du côté du jury, on n’a quand même retenu la leçon d’hier de TARA et n’a plus tenu à nous faire revivre les mêmes choses j’espère simplement. Ça prouve que les uns et les autres nous écoutent au quotidien et qu’ils ont véritablement tiré des leçons.

Propos décryptés par Rodrigue Djengoue.

About Rodrigue DJENGOUE

"La Voix du perroquet" est un site d'information généraliste. Nous parlons de sport - football, culture, politique mais aussi de société... Email: djengouerodrigue@gmail.com

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