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ELITE ONE : Franck Happi dresse le bilan la saison écoulée

Au cours de l’émission dominicale “Sport Time” diffusée dimanche dernier sur les ondes de radio Équinoxe, le président du conseil d’administration de l’Union sportive de Douala Franck Happi s’est prononcé pour la toute première fois sur le parcours de son équipe depuis la fin du championnat de football professionnel de première division marquée par la relégation des verts et blancs et dans la foulée sur la rumeur annonçant la direction du club par un tchadien. Entretien.

Franck Happi.

Disons que la saison n’est pas encore totalement terminée même si elle tient maintenant à un fil. C’est clair qu’on a raté notre saison. On n’a pas le résultat qu’on n’a escompté et puis pour la première fois vraiment le spectre de la relégation pèse sur l’équipe. Donc c’est une saison qui est ratée. Nous l’assumons parce que c’est nous qui nous sommes à la tête de cette équipe et la première chose à faire c’est de le reconnaître et d’en parler avec les supporters, de déjà leur présenter nos excuses, parce que c’est nous qui sommes à la tête de cette équipe et si nous en sommes là, c’est que avec le Staff technique et les joueurs quelque part nous avons raté notre saison. Mais bon votre antenne c’est pas l’endroit où nous parlerons directement aux supporters. Il y a une assemblée générale où nous le ferons au moment du passage des témoins à la nouvelle équipe dirigeante de l’Union sportive de Douala.

Au sujet de la relégation de l’Union sportive de Douala.

Franck Happi : l’Union depuis 2014 traverse les fortes turbulences financières et à chaque fois il faut l’ingénierie et d’autres méthodes de management et de gestion pour permettre d’arriver à nos fins. Donc c’est clair que cette année a été encore beaucoup plus difficile et je dis si rien n’est fait, si nous ne nous mettons pas en place des structures pereines pour notre équipe. Je crains même pour l’avenir. C’est-à-dire que ce n’est pas un problème qui est lié à ma personne comme on veut le faire croire. C’est un problème qui est lié à la réalité du terrain. Je pense d’ailleurs que s’il n’y avait pas ce problème là depuis l’année dernière, l’Union aurait déjà trouvé un autre président. Il va falloir donc laisser les supporters, l’assemblée générale avec tous les membres, le conseil supérieur des sages qu’on mette en place une transformation pereine et totale de l’équipe. Ce qui avait été demandé en début de saison à l’équipe de transition parce que si on ne le fait pas, malheureusement l’Union va connaître des moments encore plus difficiles plus graves encore que ce que nous connaissons actuellement. Nous ne le souhaitons pas. Et nous ferons tout pour que cela n’arrive pas. Mais c’est la réalité. l’Union n’a plus cet homme messie , cet homme miracle qui pourrait couvrir toutes les dépenses de l’équipe. Il faut changer le logiciel de fonctionnement et de gestion de l’Union.

Au sujet de la rumeur qui circule depuis vendredi concernant un certain Ibrahim Wang Laouna de nationalité tchadienne qu’on prépare pour assurer la direction de l’Union sportive de Douala.

Franck Happi : Bon mais déjà je vais vous dire quand j’ai vu ça j’ai un peu sourit parce que si on n’en n’arrive à solliciter un mécène étranger, ça voudrait dire que le problème n’est pas Franck Happi. Et ça veut dire que depuis longtemps j’ai utilisé la formule de bas de l’aile pour maintenir l’Union à flot. Ça veut dire qu’effectivement le problème dont je parle depuis du financement de l’équipe se pose et ça confirme simplement que depuis des années l’Union se cherche et c’est pour ça qu’il faut changer le mode de fonctionnement et de financement de l’équipe. Le mode associatif a fait son temps et doit s’arrêter. Il faut absolument transformer totalement le fonctionnement de cette équipe. Aujourd’hui l’Union doit pouvoir appartenir à un groupe de personnes même si c’est une équipe populaire. Même si on dit que l’Union appartient à ses millions de supporters non ça fonctionne plus comme ça. Et personnellement je n’ai aucun problème à ce que un étranger d’où qu’il vienne apporte les moyens qu’il faut à cette équipe. Vraiment ce n’est pas… L’essentiel c’est que l’équipe ait les moyens. Le PSG qatarie aujourd’hui, les grands clubs anglais n’appartiennent plus aux supporters de la base. Donc honnêtement ce n’est pas, le problème n’est pas la nationalité, ni l’origine. Le problème c’est d’avoir les moyens. Mais ça valide simplement la thèse selon laquelle dans l’Union de Douala, de plus en plus les moyens se faisaient et se font rares et ils se feront encore plus rares.

Propos décryptés par Rodrigue Djengoue.

About Rodrigue DJENGOUE

"La Voix du perroquet" est un site d'information généraliste. Nous parlons de sport - football, culture, politique mais aussi de société... Email: djengouerodrigue@gmail.com

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